"Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc" E.Herrigel
Je prends souvent plaisir à relire ce livre. Eugen Herrigel était un philosophe allemand qui cherchait à découvrir l'essence du Zen. Ayant beaucoup lu sur le sujet, il chercha l'opportunité de pouvoir l'expérimenter. Il eu la chance de pouvoir le faire lors de son séjour au Japon en pratiquant le Kyûdo (tir à l'arc traditionnel japonais) auprès d'un grand maitre.
M. Herrigel partage ses expériences de manière claire. Ce qui est touchant c'est cette manière dont il parle de ses débuts en Kyûdo, de sa frustration à ne pas arriver à pouvoir tirer en "décontraction", de vider son esprit dans le processus du tir, de viser sans viser...
J'aime à contempler la serennité des archers de Kyûdo comme le grand Maitre Anzawa, ne pratiquant pas cet art, je trouve que ces écrits sont édifiants pour ma progression personelle.
- "Si l'on veut obtenir un départ convenable du coup, il faut ajouter maintenant à la décontraction physique une détente de l'esprit et de toute l'âme, en vue de rendre l'esprit non seulement mobile mais aussi libre, mobile en vue de la mobilité originelle, essentiellement différente de ce que l'on a coutume d'appeler mobilité de l'esprit.
Entre ces deux états: relâchement physique d'une part et liberté spirituelle d'autre part, il s'établit donc un décalage que le seul acte respiratoire ne peut plus compenser. C'est en se retranchant de toutes connexions, quelles qu'elles soient, en se dépersonnalisant de fond en comble, que l'âme abimée en soi se montre en la toute puissance de son origine indicible." (p.61)
- Le maitre à l'élève: "chez nous, on conseille à celui qui a cent milles à parcourir de considérer quatre vingt dix comme la moitié" (p.94)
M. Herrigel partage ses expériences de manière claire. Ce qui est touchant c'est cette manière dont il parle de ses débuts en Kyûdo, de sa frustration à ne pas arriver à pouvoir tirer en "décontraction", de vider son esprit dans le processus du tir, de viser sans viser...
J'aime à contempler la serennité des archers de Kyûdo comme le grand Maitre Anzawa, ne pratiquant pas cet art, je trouve que ces écrits sont édifiants pour ma progression personelle.
- "Si l'on veut obtenir un départ convenable du coup, il faut ajouter maintenant à la décontraction physique une détente de l'esprit et de toute l'âme, en vue de rendre l'esprit non seulement mobile mais aussi libre, mobile en vue de la mobilité originelle, essentiellement différente de ce que l'on a coutume d'appeler mobilité de l'esprit.
Entre ces deux états: relâchement physique d'une part et liberté spirituelle d'autre part, il s'établit donc un décalage que le seul acte respiratoire ne peut plus compenser. C'est en se retranchant de toutes connexions, quelles qu'elles soient, en se dépersonnalisant de fond en comble, que l'âme abimée en soi se montre en la toute puissance de son origine indicible." (p.61)
- Le maitre à l'élève: "chez nous, on conseille à celui qui a cent milles à parcourir de considérer quatre vingt dix comme la moitié" (p.94)
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